Les gang des barabares - Documentaire complet en français - affaire Ilan Halimi

Description :

Les gang des barabares

Documentaire complet en français





L'affaire du gang des barbares (également appelée affaire Ilan Halimi) désigne les événements liés à la mort d'Ilan Halimi, enlevé dans la région parisienne puis séquestré et torturé en janvier 2006 par un groupe d'une vingtaine de personnes se faisant appeler le « gang des barbares », dirigé par Youssouf Fofana. Leur choix se porte sur Ilan Halimi, car, du fait de son appartenance à la communauté juive, il est censé, selon eux, être riche.



L'affaire suscite une vive émotion en France, y compris au plus haut niveau de l'État, du fait de l'antisémitisme des auteurs du crime et des conditions de séquestration et de mort d'Halimi. Le procès se déroule d'avril à juillet 2009, selon les règles de publicité restreinte puisque deux des accusés étaient mineurs au moment des faits ; il y a appel en 2010. Le retentissement médiatique est énorme et plusieurs livres en relation avec cette affaire sont publiés, ainsi que plusieurs adaptations au cinéma. L'affaire attire également l'attention internationale où elle figure comme un exemple d'antisémitisme en France.



Ilan Halimi, de son nom de naissance Ilan Jacques Élie Halimi1, fils aîné d'une famille juive marocaine, né le 11 octobre 1982, est un vendeur travaillant dans un magasin de téléphonie mobile du boulevard Voltaire à Paris.



Le soir du vendredi 20 janvier 2006, après avoir dîné chez sa mère, il rejoint en voiture Yalda dite aussi « Emma », jeune fille qui l'a ouvertement dragué dans son magasin, une semaine plus tôt, et l'a rappelé pour passer une soirée avec lui.



Après avoir pris un verre ensemble porte d'Orléans, il pense la raccompagner chez elle dans la banlieue sud de Paris vers Sceaux (Hauts-de-Seine). Ilan Halimi, à peine sorti de son véhicule, est roué de coups par des individus qui tentent d'appliquer un chiffon imbibé d'éther sur son visage. Alors qu'il se débat et appelle à l'aide, ils « l’assomment et le jettent dans le coffre d’un 4X4 », le menottent et lui couvrent les yeux et la bouche ensanglantés de ruban adhésif.



Le 21 janvier 2006 au petit matin, sa petite amie Stéphanie Yin, d'origine asiatique, avec qui il vit, cherche vainement la voiture d'Ilan et, inquiète, téléphone à ses amis et la famille Halimi. Ce même jour, Youssouf Fofana adresse un courriel envoyé d'un cybercafé d'Arcueil à la famille Halimi, qui réclame 450 000 euros en échange de la libération d’Ilan Halimi, assorti d'une photographie du jeune homme yeux bandés, journal du jour dans les mains et pistolet pointé sur la tempe. « La famille prévient alors la police, et la brigade criminelle, l'unité d'élite de la police judiciaire de Paris, se saisit de l’enquête ».



Les semaines suivantes, Halimi est le plus souvent laissé dans un peignoir de bain ou dénudé sur le sol dans la rudesse de l'hiver, attaché, le visage scotché (« complètement momifié »), le plus souvent nourri à la paille de boissons, torturé par plusieurs geôliers à tour de rôle pendant 24 jours, d'abord dans un appartement vide et non chauffé rue Serge-Prokofiev d'une HLM de la cité Pierre-Plate à Bagneux (Hauts-de-Seine) puis dans une cave de l'immeuble mise à disposition par le concierge.



Durant ce calvaire, Didier Halimi, son père, reçoit des coups de téléphone, des messages, des mails, en tout 6009 à 7005 appels des ravisseurs, souvent insoutenables, dont des menaces de mutilation, où les revendications sont mouvantes. Les policiers lui dictent toutes les réponses pour temporiser afin d'essayer de localiser les ravisseurs. Durant la séquestration d'Ilan Halimi, elle demande également à ses parents de garder le silence sur cette affaire, de ne pas demander d'aide pour payer la rançon de leur fils, ni de montrer sa photographie à des personnes qui pourraient fournir des informations. Quand la police autorise enfin Didier Halimi à déposer une rançon contre son fils, les malfaiteurs lui donnent plusieurs consignes et rendez-vous le menant jusqu'à Bruxelles où le père ne trouve encore personne pour l'échange.



Ses ravisseurs, qui furent surnommés le « gang des barbares », voulaient obtenir une rançon pour sa libération. Le groupe était composé d'une vingtaine de personnes qui gravitaient autour d'un chef, Youssouf Fofana. Toutefois, les enquêteurs, évoquant plusieurs déplacements en Côte d'Ivoire de Youssouf Fofana durant le rapt, ont avancé l'hypothèse d'un autre chef. Son avocat a déclaré, sans autres précisions : « Il [est] parti deux fois en Côte d'Ivoire sur vingt et un jours [durant le rapt] […] il n'était peut-être pas le seul à diriger les choses » et « Je ne suis pas convaincu qu'il puisse parler librement tant que d'autres personnes sont dehors ».



De jolies jeunes filles étaient utilisées comme appâts pour attirer les victimes dans un guet-apens. Ilan Halimi ne serait pas la première victime du gang : il y aurait eu cinq tentatives d'approche avant lui, mais toutes auraient échoué.



Le motif de ce crime est crapuleux et antisémite : il s'agissait d’enlever un Juif « parce qu’ils sont bourrés de thunes », selon Youssouf Fofana, et d'extorquer de l'argent à la famille de la victime, toujours « supposée riche car juive », alors que le salaire d'Ilan Halimi n'était que de 1 200 euros mensuels et que sa famille est modeste. Lorsque les ravisseurs se sont rendu compte que la famille (le père, Didier Halimi, gérant deux boutiques de vêtements, la mère Ruth, secrétaire) ne disposait pas de la somme exigée — dont le montant a varié de 5 000 à 450 000 voire 500 000 euros de 2006 —, ils ont chargé un rabbin choisi au hasard dans l'annuaire téléphonique de récolter l'argent dans « sa communauté » pour payer la rançon.





Plaque signalétique sur voie ferrée à Sainte-Geneviève-des-Bois (2019)

Laissés souvent sans nouvelle de leur « cerveau », Youssouf Fofana, qui exige d'Abidjan de ses acolytes une « photo gore avec du sang, qui marque les esprits » ou change souvent de directives, les geôliers s'impatientent et deviennent brutaux avec leur prisonnier.



Le 12 février 2006, ses geôliers reçoivent l'ordre de préparer Ilan Halimi pour sa libération ; on nettoie son corps toujours menotté, pour effacer les « preuves d'ADN », on rase ses cheveux ; dans la nuit du 12 au 13, Youssouf Fofana le prend sur son dos, enveloppé nu d'un drap, pour le charger dans le coffre d'une voiture volée.



Découvert nu, tondu, bâillonné, menotté, défiguré, le corps brûlé et agonisant, le 13 février 2006, le long des voies ferrées du RER C à Sainte-Geneviève-des-Bois dans le département de l'Essonne, Ilan Halimi meurt peu de temps après son transfert à l'hôpital.


Mise en ligne le 03/03/2022 à 23:12:01
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