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TOUTANKHAMON

L'ENFANT ROI

Découverte ap. J-C : 1922 dans la vallée des Rois par Howard Carter, fouilles financées par Lord Carnarvon

La réapparition du nom Toutankhamon débute en 1905, alors qu'il est affirmé qu'il n'y a plus de tombes à découvrir dans la vallée des Rois, une coupe en faïence de petite taille est découverte par une expédition américaine, celle-ci portait le nom d'un Roi encore inconnu - TOUTANKHAMON. Après cela, d'autres objets portant le même nom sont découverts, des indices qui laissent à penser que toutes les tombes n'ont pas encore été découvertes.

L'inspecteur local des antiquités, l'archéologue Howard Carter en est certain, ce dénommé Toutânkhamon est enterré dans la Vallée.

LE MIRACLE

Le 4 novembre 1922, après une série d'efforts infructueux, les ouvriers de Carter découvrent une marche en pierre, située en face de la tombe de Ramsès V et VI.

Sans le savoir, c'est un escalier creusé dans la vallée qui avait été découvert. Carter sentait qu'une découverte majeur allait se passer.

En bas de l'escalier se trouvait une entrée scellée, les sceaux présents ne laissaient apparaitre aucun indice sur l'identité de l'occupant. Derrière la porte se trouvait un corridor bloqué par des blocs de calcaire. Au cours du déblaiement, une seconde porte scéllée est découverte, l'équipe de Carter creusa une ouverture.

UNE TOMBE ROYALE INTACTE

La tombe de Toutânkhamon recelait de milliers d'objets : du mobilier dont un splendide trône, des lits, des bijoux, des statuettes, têtes et masques, des cannes, des vases, des éventails, etc...

LA CHAMBRE FUNERAIRE

EXTRAIT DE TEMOIGNAGE : Howard Carter

A côté du reliquaire, vers l'est, il y avait deux portes massives, à deux battants, fermées par des verrous d'ébène encastrés dans des gâches de cuivre, dont les panneaux étaient décorés de figures étranges, des démons sans tête, gardiens des cavernes infernales.
Devant ces portes, un merveilleux lampadaire, à trois branches, taillé dans un bloc de calcite translucide, représentant trois fleurs de lotus, dont les tiges et les feuilles se réunissaient à la base pour former le pied...
Devant, contre le mur oriental, nous trouvâmes l'oie sacrée d'Amon vernie de noir et emmaillotée dans du lin. Derrière, deux corbeilles d'osier, assez abîmées, et une jarre de vin sur laquelle nous pûmes lire :
Année 5, vin de la maison de (?) Tout Ankh Amon, provenant de la rivière occidentale, don de Kha, chef des vignerons.
Par terre, entre le reliquaire et le mur septentrional, il y avait les rampes magiques qui devaient pousser la barque royale à travers les eaux de l'au-delà...
Quand nous retirâmes les verrous d'ébène des reliquaires, les portes s'ouvrirent aussi facilement que si elles avaient été fermées la veille ; nous découvrîmes alors un deuxième reliquaire semblable au premier, mais avec des incrustations bleues.
Les portes aussi en étaient verrouillées, mais elles présentaient un sceau intact avec le nom de Toutankhamon, et le chacal couché sur les neuf ennemis de l'Egypte.
Sur le reliquaire il y avait un drap mortuaire en lin. Ce drap mortuaire, bruni par le temps, était toujours étendu sur ses étranges supports de bois, alourdi par le poids des marguerites de bronze dorées qu'on avait cousues sur le tissu.
Le reliquaire brillant de tout l'éclat de son or était décoré de scènes gravées, extraites du Livre des morts, destiné à guider le défunt dans la vie future, où l'on trouve décrits les chemins à suivre et les maléfices à éviter au cours du voyage souterrain. Devant ce drap mortuaire nous ne pûmes douter d'avoir découvert le corps d'un roi. Le sceau intact qui se trouvait sur la porte fermée du reliquaire nous fournissait les renseignements que nous cherchions. Il s'agissait maintenant de savoir si les pillards qui s'étaient introduits dans l'Antichambre, l'annexe, la Chambre funéraire et le magasin, avaient trouvé le roi.
Le reliquaire était intact, les sceaux d'origine n'avaient pas été violés, donc les voleurs n'étaient pas allés jusque-là. Nous étions sûrs désormais que nul avant nous n'avait pénétré à l'intérieur du reliquaire et que ce que nous touchions ne l'avait pas été depuis l'inhumation du jeune roi, il y a près de trois mille trois cents ans.
Des deux côtés, entre les deux reliquaires, entassés ' dans les coins, il y avait de nombreuses massues de cérémonie, des bâtons, des récipients, des arcs, et certains de ces objets étaient soigneusement enveloppés dans du lin.
Ce qu'il y avait de plus remarquable peut-être, c'étaient les bâtons d'or et d'argent faits de deux minces flèches tubulaires qui supportaient deux statuettes du jeune monarque, coulées dans les mêmes métaux et ciselées...
Les portes du deuxième reliquaire étaient verrouillées en haut et en bas, une corde les attachait qui était elle-même tenue par des crampons et scellée.
Ce sceau, en argile, était intact. Il portait l'empreinte de deux sceaux différents : sur l'un, on pouvait voir le patronymique de Toutankhamon, Kherperuneb-Rè, au-dessus du chacal sur les neuf ennemis ; sur l'autre, le signe de la Nécropole royale, c'est-à-dire toujours le chacal sur les neuf ennemis, sans autre précision.
Là nous eûmes beaucoup de chance car derrière ces deux sceaux, rien n'avait été touché depuis l'inhumation royale. Avec le plus grand soin, nous desserrâmes les cordes, écartant les battants des portes qui nous découvrirent un troisième reliquaire également scellé et inviolé, dont les sceaux étaient identiques à ceux du précédent.
A ce point de notre entreprise, nous comprîmes qu'il allait être possible, après ouverture des nouvelles portes, de découvrir des secrets si jalousement gardés par les sarcophages durant des siècles. Aussitôt je décidai qu'il en serait fait ainsi. C'était un moment exaltant, après tant d'efforts, et il devait être inoubliable. Ce qui allait nous être révélé, aucun homme de notre temps ne l'avait jamais soupçonné.
Maîtrisant mon émotion, je coupai soigneusement la corde, enlevai les sceaux précieux, tirai les verrous et j'ouvris les portes ; c'est alors que je découvris un quatrième sarcophage dont la décoration était semblable à celle du précédent, mais d'une exécution plus sûre encore.
Le moment désicif était enfin arrivé. Quelle minute pour l'archéologue ! Que cachait ce quatrième sarcophage ?
De plus en plus fiévreux, je tirai les verrous des dernières portes qui n'étaient point scellées ; elles s'ouvrirent lentement, et il n'y avait là qu'un immense sarcophage intact, en quartz jaune, dont le couvercle avait été rabattu et fixé par des mains pieuses. Nous étions éblouis par l'éclat métallique de tous ces reliquaires dorés qui entouraient et protégeaient le sarcophage. Notre attention fut particulièrement attirée par la main et l'aile d'une déesse sculptée, étendue comme pour écarter les intrus. C'était un beau symbole. Il exprimait la fidélité parfaite et la tendre sollicitude que portait à son roi bien-aimé ce peuple vieux de trente siècles. "

 

Cette découverte laisse imaginer de la richesse des autres tombeaux dans leur état avant pillage.

Documentaire N°1 : LE PHARAON TOUTANKHAMON

Documentaire N°2 et 3: TOUTANKHAMON - LE TRESOR

TOUTANKHAMON - EXPOSITION

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